
Du 28 septembre au 23 octobre, un mois d'ateliers, d'expositions et de ciné-débats invitera étudiants et grand public à renouer avec la création comme chemin de soin — un parti pris qui résonne particulièrement avec les pratiques d'écoute sensible.
Un thème qui ouvre un chemin de déploiement
Placée sous le haut patronage du Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, l'édition 2026 porte la thématique « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts ». À Tours, le Service de Santé Étudiante (SSE) de l'université coordonne un programme déployé en partenariat avec de nombreux acteurs du territoire. La palette est volontairement large — ateliers de création minute, initiation à la salsa et à la bachata, séances « Détente à la BU », escape game, chambre des erreurs dans le hall de Thélème — afin que chacun trouve une porte d'entrée vers le lien social et la régulation émotionnelle.
Trois rendez-vous à inscrire dans son agenda
Plusieurs temps forts peuvent retenir l'attention de notre lectorat. Le cycle « Image corporelle », guidé par les professionnels du SSE en trois étapes, propose de détoxifier le rapport aux injonctions et de cultiver une relation plus juste avec soi-même. La Clinique de Vontes présente, de son côté, une exposition valorisant des parcours de rétablissement à travers la création artistique, accompagnée d'un dôme d'expression participatif ouvert à toutes et tous. Enfin, la soirée « Détente » du SUAPS, de 18h à 22h30, offrira auto-massages, sophrologie, initiation aux huiles essentielles et espaces créatifs — un véritable havre de décompression au cœur du campus.
Ce que cette démarche réveille en nous
Pour celles et ceux qui accompagnent ou qui traversent une souffrance ordinaire, l'intention a quelque chose de familier: il ne s'agit pas de prescrire l'art comme on prescrirait un remède, mais de réouvrir un espace d'expression là où la parole s'est figée. L'OMS souligne d'ailleurs que les activités artistiques, qu'on les pratique ou qu'on les reçoive, favorisent la régulation émotionnelle, réduisent le stress et renforcent les liens sociaux. À Tours, ces semaines offrent un cadre bienveillant où la créativité devient un médiateur vers le déploiement de soi — exactement ce que la maïeusthésie reconnaît comme moteur du vivant intérieur. Des stands d'information seront également tenus par le Service de Santé Étudiante et l'Espace santé jeunes sur les sites universitaires de Tours, Fondettes et Blois, pour permettre à chacun de découvrir les professionnels et les ressources mobilisables tout au long de son parcours.